Question sur les évolutions du métier d'ambulancier et la reconnaissance du contact au patient de cette profession

M. Philippe Kemel appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les évolutions du métier d'ambulancier et la reconnaissance du contact au patient de cette profession. 

Depuis sa création en 1794, la profession d'ambulancier a beaucoup évolué, en passant par les ambulances « publiques » (1880) et « municipales » (1882), la création du certificat de capacité d'ambulancier en 1970, la formation d'adaptation à l'emploi d'ambulancier SMUR (1999) et enfin le diplôme d'État d'ambulancier en 2007. Aujourd'hui, trois des huit modules du diplôme forment au contact du patient (gestes d'urgence (1), apprécier l'état clinique du patient (2), ergonomie et manutention (4). Malgré les évolutions de la formation et du matériel, les ambulanciers SMUR et hospitaliers restent dans la catégorie « sédentaire » de la fonction publique hospitalière alors que les brancardiers dont les fonctions sont assez similaires, sans véhicule, sont dans la catégorie « active » de la fonction publique hospitalière et donc reconnus au contact permanent du patient. Il lui demande dans quelle mesure le Gouvernement entend permettre la prise en compte de l'évolution et de la polyvalence du métier d'ambulancier par la reconnaissance du contact au patient de la profession.