Croissance  ▲ + 0,6%

Au premier trimestre, la croissance a nettement accéléré, à + 0,6% après une stagnation au quatrième trimestre de 2014. 

  • Ce chiffre conforte l’hypothèse du gouvernement d’une croissance annuelle d’au moins 1%, compte tenu du rythme acquis à fin mars. « Ce 1% [est] un plancher, c'est le seuil sur lequel nous nous appuyons pour continuer, approfondir, rebondir » (M. Sapin, 13/05/15).
  • Il faut « débrancher les rabat-joie et les grincheux » : il suffit de constater que « pour la première fois sur ce premier trimestre, le résultat de la croissance française est supérieur clairement à la moyenne de la croissance de la zone euro », qui s'est établie à 0,4%, et du voisin allemand notamment (0,3%). 

Cette croissance est portée par des moteurs internes :


  • L’activité a été soutenue par une consommation des ménages en forte progression (+ 0,8 % au premier trimestre, soit la plus forte hausse depuis fin 2009) ;
  • En lien avec la progression du pouvoir d’achat des ménages (+ 1,1 % en 2014, contre une stabilité en 2013 et un recul en 2012). La confiance des ménages s’est d’ailleurs redressée depuis l’automne pour retrouver en avril son niveau de janvier 2010.
  • Cette dynamique sera prolongée par « la baisse d'impôts qui va concerner 9 millions de concitoyens et viendra là-aussi conforter le soutien à la consommation ».

 

Aujourd’hui « on doit soutenir l'investissement » (S. Le Foll, 13/05/15) : avec le redressement des marges des entreprises lié au CICE, au Pacte de responsabilité et de solidarité et au plan de soutien annoncé mi-avril (mesure fiscale exceptionnelle de sur-amortissement), la reprise de l’investissement doit s’enclencher. Les industriels anticipent désormais une progression de l’investissement de + 7 % cette année, soit 4 points de plus que lorsqu’ils furent interrogés en janvier. 

 

Par ailleurs en soutien à ce redémarrage, la politique monétaire conduite par la Banque centrale européenne induit des conditions de financements très favorables pour les entreprises avec un taux moyen de nouveaux crédits à un niveau historiquement bas (1,8 %) et qui se traduit par une accélération des demandes de crédit depuis plusieurs mois (+ 2,9 % d’encours de crédit en février sur un an).

 

Ces différents signaux montrent que la politique économique conduite depuis 2012 (avec notamment le CICE et le pacte de responsabilité) commence à porter ses fruits et que la France se relève. Elle doit se prolonger et s’amplifier pour enclencher la dynamique de créations d’emploi. 

 

Le chef de l'Etat a relevé que « l'enjeu est le redressement économique de la France et donc de retrouver le chemin de la croissance ». C'est la « reprise de la consommation qui va engager une reprise de l'investissement et qui va conduire à la création d'emploi [et à] la baisse du nombre de chômeurs en France » (S. Le Foll, 13/05/15).